Pourquoi AICC et SCORM doivent changer ?

Les successeurs d’AICC et SCORM préparent leur arrivée. Il était temps ! Avec eux, la promesse d’un monde meilleurs pour les professionnels du e-Learning… Mais au fait, pourquoi changer ? Voici une liste de raisons toutes personnelles…

Parce que les temps changent…

Imaginez les transformations de notre environnement technologique depuis 2004 : blogs, réseaux sociaux (Twittter, Facebook), sites de partage (FlickR, YouTube), partage de connaissance (Wikipedia), mobilité (iPod, iPhone, iPad et concurrents), Gaming (et Serious Game), nouvelles IHM (Wii, Kinect, réalité augmentée), etc.

Et pas les standards

SCORM 2004 est une évolution de SCORM 1.2 (né en 2001), qui est en grande partie une reprise d’AICC version Web (1998), elle-même une évolution d’AICC version offline (1993). Ainsi, la plupart des concepts présents dans SCORM 2004 datent de 1993 !

Ma checklist personnelle

Faciliter le déploiement

  • Offrir des scénarios de déploiement clairs, applicables à petite et à grande échelle, facilitant la maintenance et la réutilisation des contenus ;
  • Permettre l’intégration de contenus et applications sous toutes leurs formes : Web (incl. PHP), applications offline, apps sur mobile, etc.

Rendre visible

  • Faciliter l’intégration des contenus dans des parcours formels,  constitués de différents types d’activités, issus du LMS, d’objets importés ou d’environnements externes au LMS ;
  • Faciliter l’exploitation dans des contextes informels, où les contenus sont découverts par moteurs de recherche, indexation simple (tags) ou complexes (méta-données), suggestion automatique, prévisualisation et partage social.

Suivre et rendre compte

  • Permettre le suivi de données dont la structure est variable (schémas XML) ;
  • Faciliter la restitution de ces données sous forme de rapports utiles au sein du LMS ;
  • Permettre le suivi via des données riches (médias, documents, liens) ;
  • Permettre le suivi d’activités collaboratives (ex. binômes, groupes).

Tirer les leçons du passé

  • Rester simple, techniquement et conceptuellement ;
  • Dissocier les problématiques et les traiter séparément ;
  • Limiter l’impact sur les acteurs du marché (éditeurs et producteurs) ;
  • Ne standardiser que ce qui doit l’être (généralement la frontière entre acteurs) ;
  • Laisser de la flexibilité là où cela est possible ;
  • Eviter les ambigüités.
Pourquoi AICC et SCORM doivent changer ?