Le choix de l’indépendance

Le choix de l’indépendance

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760 507 Sébastien FRAYSSE

Après 2 ans de salariat, me revoici indépendant. Un statut que je connais bien pour l’avoir vécu pendant près de 8 ans. Alors pourquoi l’avoir quitté, puis retrouvé ? Loin de vouloir faire l’apologie d’un statut plutôt qu’un autre, voici un éclairage personnel sur les choix qui m’ont animé.

Une tendance de fond

Par « indépendants » (ou freelance), on désigne des travailleurs qui ont fait le choix de prendre en main leur propre emploi. Les formes juridiques varient : auto-entrepreneur, entreprise individuelle, société unipersonnelle, portage salarial, etc. Toujours minoritaire, la part des indépendants sur le marché du travail est en plein boom. Il s’agit d’une vraie tendance de fond, qui accompagne la transformation digitale du monde du travail.

Selon l’étude américaine « A vision for the economy of 2040 », menée par la fondation Kauffman et l’Institut Roosevelt, le travail en freelance prendra le dessus sur le travail traditionnel d’ici 2040.*

Mon expérience du salariat

J’ai débuté ma carrière en tant que salarié. 8 ans passés au sein d’entreprises très variées : plusieurs start-ups, un grand groupe informatique, et une PME. Chacune m’a apporté un cadre et une expérience différente.

J’y ai vécu de grands moments, professionnels et personnels. De longues nuits passées dans l’Open Space, au milieu des boites à pizza, à finaliser des projets qui nous semblaient impossibles. Des voyages à l’autre bout du monde, pour valoriser des réalisations dont nous étions fiers. Des amitiés en sont nées, construites dans l’effort et le goût du travail bien fait.

L’entreprise, lorsqu’elle sait fédérer les talents, les faire grandir, leur donner des défis à relever, peut être le lieu d’une incroyable aventure collective. Mais créer une telle alchimie n’est pas chose aisée. L’entreprise a aussi ses contraintes, ses règles de fonctionnement, ses pesanteurs.

Le choix de l’indépendance

À mesure que l’on progresse dans sa discipline, on gagne en confiance. On construit sa propre vision. On perçoit mieux son environnement et l’on y voit des opportunités. On imagine de nouveaux projets, qui peuvent ou non être partagés par son entourage professionnel. Être indépendant peut alors être un moyen d’aller au bout de ses idées.

Bien sûr, cette nouvelle liberté a un prix. C’est un choix important, qui exige un engagement total et une certaine gestion des risques financiers. Mais il donne aussi l’opportunité de développer de nouvelles compétences : communiquer, se vendre, gérer, anticiper. On doit se démarquer, innover, se renouveler.

Autre aspect important : contrairement aux idées reçues, un travailleur indépendant n’est pas isolé. Alors qu’un salarié est la plupart du temps entouré des mêmes collègues, un indépendant doit constamment tisser de nouvelles relations. Il s’implique dans des réseaux, noue des partenariats, entretient ses prospects.

Au bout du compte, travailler à son compte est un très bon moyen de booster ses compétences et son réseau professionnel.

Concilier le meilleur des deux mondes ?

Les entreprises ne peuvent plus ignorer la volonté des salariés de donner du sens à leur travail. La « génération Y » bouscule les codes. Elle privilégie l’expérience vécue et remet en question la fidélité à tout prix. En réaction, les entreprises se battent pour fidéliser leurs salariés.

L’entreprise du futur sait aussi tirer partie des indépendants. Elle ne les considère pas comme une simple force d’appoint, mobilisée en cas de besoin. Elle les intègre dans sa réflexion, dans sa stratégie. Elle respecte leur désir d’indépendance, mais sait exploiter leurs talents en les fédérant autour de projets mobilisateurs, le temps d’une mission, ou pour un projet au long cours.

Statuts vs Valeurs

J’ai choisi mon métier par passion, fasciné par ce que l’informatique pouvait apporter aux disciplines créatives : l’image, l’interactivité, le design. Puis je me suis passionné pour le Web et la formation digitale, pour les mêmes raisons.

Je n’envisage mon métier qu’avec cette énergie des premiers jours. Celle qui donne envie d’apprendre, de créer, de partager. Celle qui ignore les heures de travail, encourage l’initiative, autorise l’échec et valorise les réussites.

Finalement, le statut importe peu, pourvu qu’il permette à cette énergie de s’exprimer. Hier le salariat, aujourd’hui l’indépendance, demain de nouvelles formes à inventer…

* Source : lemonde-apres.com

Sébastien FRAYSSE

Consultant en Learning Analytics. Expert des standards xAPI, CMI5, SCORM. Développeur Web.

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1 commentaire
  • Bravo et merci pour ce partage d’expérience. Je suis en projet mais en réalité je suis prête mais je ne trouve pas le moyen de me lancer. Des belles expériences il y en a des tonnes et cela m’encourage !

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Sébastien FRAYSSE

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